
Nous avions déjà fourni une première liste de motivations, il fallait bien en faire un premier test. Juste une
petite enquête pour opérationnaliser ces 11 premières motivations.
Et c'est ce qu'une de nos étudiantes de Master, LE Anh Ngoc s'est empressée de
faire en prenant le cas du tourisme pour son mémoire. Une enquête légère auprès de 240 individus dont le seul
but est de comprendre la structure de ces motivation avec une
batterie de 24 propositions, suivant le protocole traditionnel de
construction des échelles de mesure.
Et d'emblée un résultat étonnant de
simplicité mais remarquablement clair. 4 facteurs principaux qui
émergent, quatre types de motivations.
- L'égoisme : il rassemble aussi bien la cupidité que l'orgueil, et un examen de sa sou-structure fait apparaitre trois facettes : reconnaissance de soi, expression de soi, et réalisation de soi.
- Le souci d'équité qui prend la forme d'une volonté de la vengeance ou celle de l'encouragement quand l'expérience a été appréciée.
- La norme de réciprocité qui semble naitre de l'espérance que les autres nous aident, et de l'obligation d'aider ceux qui nous ont aidé
- La praticité : facteur marginal, il marque que l'espace des médias sociaux est une alternative à la réclamation .
On laisse aux amateurs le soin d'examiner la
solution factorielle obtenue. Elle est brute simple, et méritera
tous les raffinement possibles, il ne s'agit encore ici que d'un
pré-test et l'échantillon limité et pas tout à fait contrôlé
n'a de valeur que de banc d'essai.
En dépit des
imperfections, des éléments intelligibles apparaissent. Le premier
dans le schéma final se révèle avec les profils de motivations
selon la fréquence de publication. Le centre de gravité est représenté
par ceux qui le font occasionnellement. Ceux qui n'ont agit qu'une
fois (ou deux) l'on plutôt fait par esprit de vengeance et parce que
la méthode est une alternative à des réclamation ou des rétorsion
traditionnelles. Ils le font peu pour se faire valoir. En revanche ceux pour qui l'activité
est fréquente y trouvent une satisfaction toute personnelle, pour le
bénéfice matériel si les contenus sont récompensés, la
réalisation de soi ou l'admiration et la flatterie. C'est au fond
bien naturel et il n'y a pas à s'étonner que ceux qui agissent le
font par intérêt. L'étonnant est ailleurs, dans l’espérance de
réciprocité – publier car on a été aidé par les publications des autres
et donner son avis pour aider les autres. Quant à la vengeance elle
est dominée chez les forts contributeurs par le désir d'encourager.
On pourrait voir dans ce
portrait la logique de l'estime de soi. Les motivations agressives sont des actes isolés, les motivations constructives nourissent la fréquence de publication. C'est une bonne nouvelle qui signifie que même si les contributeurs sur les réseaux sociaux sont minoritaires ( moins d'un tiers), leurs actions est positive : encourager et échanger pour son plus grand profit.
Avant d'en regarder les résultats, poursuivez l'expérience avec nous en répondant au questionnaire.
Avant d'en regarder les résultats, poursuivez l'expérience avec nous en répondant au questionnaire.
2 commentaires:
N'est ce pas simplement un trait de personnalité?
La personnalité doit compter c'est sur. Elle pèse sur la valorisation des motivations, et la réponse de l'action à la motivation.
La question est que si nous connaissons le 1/9/90, il est intéressant de savoir si les trois segments correspondent au même profil de motivation. L'avantage de cette petite étude est de répondre non. Le 1% agit par égoisme mais en intégrant des normes de réciprocité, il est positif.
Les autres manifestent leurs mauvaises humeurs, à l'occasion.
La question comment faire que les premiers dominent les seconds
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