18 novembre 2009

No Deep Packet Inspection - the core marketing element


No Deep Packet Inspection .

Ils sont quelques-uns à lutter contre, à vouloir qu'une règle sociale interdise d'exploiter ce niveau particulier d'identification qu'est l'intégralité de l'adresse IP. D'un point de vue citoyen cela reflète légitimement l'exigence d'un droit à l'oubli, de ce voile d'ignorance qui protège nos vie privées et empêche l'intrusion dans notre intimité.


La frontière du public et du privé se joue sur des nombres désormais. Nous pouvions dissimuler le lieu où nous habitions à quiconque sauf à la force publique, l'espace du net nous rend infiniment visible et sans règle rendra cette invisibilité si grande qu'en tout point du monde que nous visitions pourvu que nous laissons ouverte les portes, n'importe quel visiteur non seulement sonne à la porte mais peut s'installer dans le salon, fusse-t-il dressé sous une tente.


On ne peut qu'encourager les militants de ce mouvement, ils se battent pour définir les nouvelles frontières de l'intime. Et ils se font du même coup les ennemis du marketing moderne qui tient moins dans la force des idées que la faculté de pénétrer de manière capillaire nos intimités.


Est-il réellement un ennemi? Nous ne le croyons pas. Il est l'ennemi de ce qui s'infiltre en dépit de l'indifférence que nous témoignons tous. Si le droit à l'oubli, à la non-identification, fait partie des droits fondamentaux, ce droit n'exclut pas aussi la liberté que nous invitions au cœur de nos foyers ceux que nous aimons, et parmi ceux qu'on aime, il n'y a pas que nos parents, nos amis, mais aussi les marques que nous chérissons.

Interdire le DPI est très certainement une juste mesure qui protège nos liberté, mais elle n'est pas suffisante, il faudrait aussi que chacun soit propriétaire de son IP, de manière à ce que nous puissions librement donner le droit à ceux que nous apprécions d'égayer nos tranquillités. Sans doute il faudra concevoir que nous sommes propriétaires de nos adresses, ou du moins que nous puissions exercer un droit de contrôle presque absolu. Hormis la raison d'état, et son exceptionnalité, il n'est pas de raison que nos adresses IP soient partagées sans notre consentement.

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