24 juillet 2007

Technologies, classes et culture


La fracture numérique a autant été soulignée que la fracture sociale qui lui correspond. Dans cette vision de classe rénovée par l'appareillage statistique, le fait de la diffusion différentielle des technologie chez les pauvres et les riches est un fait établi. Moins de 20% des plus pauvres de nos concitoyens, moins de 3% de la population des pays les plus pauvres accèdent au net quand 80% des plus riches de nos sociétés, et plus de50% dans les pays dit les plus développés, sont les chiffres qui peuvent situer notre réflexion.

L'usage des technologie se répand chez les riches quand il demeure marginal chez les plus pauvres. Et pourtant l'usage effectif ne souffre pas de barrière effective. Quand un pauvre apprend a manier la souris il ne fait avec des compétences très similaires aux plus riches. L'accès au terminal est une raison suffisante, quand les uns bénéficient du haut débit à la maison, les autres se pressent dans les cybers des bidonvilles. De manière plus marginale doit aussi jouer le degré de maîtrise de la langue écrite. Mais dans tout les cas il est difficile de penser que l'usage dépend d'un habitus et participe à une sorte de distinction.

L'usage peut être très différent, se formant dans la matrice culturelle, quand les uns en use pour étendre leurs réseaux professionnels, les autres se l'approprient pour tendre des liens familiaux, d'autres encore en font la plateforme qui les unie à leurs amis ou s'y fixent dans une communauté d'intérêt.

L'intensité de l'usage serait ainsi liée aux conditions matérielles, quand la nature de l'usage se glisse dans les draps de la culture. Dans tous les cas, l'usage transforme la condition humaine, l'étendant dans sa dimension la plus urgente. Pauvres ou riches, une fois qu'ils ont touché l'internet et sont entrés dans sa circulation, et qu'ils en font une pratique quotidienne, chacun étend sa sphère sociale par ce moyen, dans la direction tracée par les habitudes, les valeurs, les pratiques de sa propre culture, sa propre histoire.

Cette proposition mérite une attention plus soutenue et précise. Certains cas permettraient de satisfaire cet impératifs : les familles de migrants, les cadres supérieurs, les adolescents, pour en donner de trop clairs exemples. La diversité des histoires et des besoins fait ainsi la diversité des usages.

Aucun effet principal ne s'affirme, et l'on pourrait penser que l'usage en détermine l'évolution, c'est l'histoire qui en décide les modalités.

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