27 juillet 2007

L'art de se faire payer


Pas de e-commerce sans moyen de paiement. Permettre de régler un achat sur internet a été le premier souci des entrepreneurs du net. Si rapidement les cartes de crédit ont vu se développer des technologies de sécurisation, de validation et d'autorisation ouvrant aux banques de nouvelles sources de revenu, d'autres technologies se sont développées en parallèle notamment pour payer des montants à faible valeur unitaire.

L'industrie pornographique a été innovatrice en ce domaine, initiant des combinaisons entre services kiosque de la téléphonie et web par le biais de la distribution automatisée d'un code d'accès, ainsi que bien d’autres dispositifs.


D'autres firmes ont raffiné le service et l'ont simplifié, faisant de l'adresse email une véritable signature et instrument de paiement. Paypal du groupe eBay en est un des drapeaux. L'initiative e-junkie va dans le même sens. En fournissant des paniers d'achats, des services de règlements, y compris pour de petites sommes, sans avoir à développer, juste en ajoutant quelques boutons sur un site, un blog ou n'importe quel portail, e-junkie permet non seulement à régler n'importe quel type de fournisseur, mais surtout à n'importe qui de se faire régler.

Là se trouve une source d'avantage concurrentiel remarquable. Dans un certain sens e-junkie liquéfie l'infongible et s'ouvre un marché remarquable : en effet non seulement e-junkie permet à quiconque de vendre, et d'en encaisser le fruit, ce qui entend, mais le service assure aussi le stockage des produits à vendre : programmes, musiques, vidéo, e-books, photo, tout produit numérisable entre dans son champ d'intérêt.

Cet horizon des paiements liquides s'étend aussi et surtout au canal du mobile dont les opérateurs le verraient bien se transformer en instrument de paiement aussi bien du type porte-monnaie électronique que du type transfert de fortes somme d'argent comme il le propose déjà . L'innovation bât son plein dans ce domaine.

En se projetant plus à l'avenir une économie parallèle telle que second life pourrait aussi offrir un espace transactionnel en allant un pas plus loin dans la conception des moyens de paiement, rejoignant les états dans la souveraineté de la monnaie. Un Linden convertible n'est-il pas l'instrument le plus simple pour organiser à l'échelle planétaire des échanges main à la main!

Ce qui est surprenant c'est que dans cette grande bataille les banques ne sont pas si nombreuses, opérateurs et firmes de e-services s'y taillent une part de lion, deviendraient-il les futurs banquiers?

Du côté des consommateurs, les moyens de paiement redeviendraient des moyens d'encaissement aussi. A l'ère du Web2.0 cela est un impératif. L'Union Européenne s'y prépare . On lira les rapport de Alan goode de Juniper pour plus d'informations.

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